Trucs et astuces: le communicant est-il un artiste?

Cloud art et communicationAujourd’hui, j’ai décidé de m’intéresser à un sujet qui me passionne: le lien entre la communication et les arts. Est-ce qu’il existe? Est-il important?

Pour cela, j’ai réfléchi tout d’abord à ce qu’était un artiste. Une des définitions du mot artiste, selon le Larousse est une «personne qui a le sens de la beauté et est capable de créer une œuvre d’art». Tandis qu’un communicant est défini comme une «personne qui participe à un processus de communication (l’émetteur ou le récepteur du message)». À première vue, le communicant ne se rapproche donc pas de l’artiste. Mais dans la réalité, ont-ils quand même des points communs?

Personnellement, je pense qu’un artiste et un communicant ont beaucoup de similitudes. Ils font tous les deux preuves de créativité, ils usent de leur imagination aussi bien dans l’œuvre réalisée que dans la communication conduite. Ils sont souvent passionnés par ce qu’ils font et quand ils le transmettent, on peut alors parler de personnes charismatiques. Leur idée peut être, au premier abord, originale, tout en récoltant quand même un grand succès.

On peut rapprocher la création d’un spot publicitaire à un mini film, ce qui est une raison de plus de penser qu’ils se ressemblent en bien des aspects. Un artiste exploite consciemment ou non, son don pour observer la société et l’utiliser à bon escient tout comme un communicant, quand il crée une publicité. Chacun s’inspire de la vie des autres pour en faire ressortir quelque chose.

Les «bons » communicants savent qu’ils n’ont pas à avoir peur de l’échec, car on apprend plus quand on se trompe que quand on réussit. On ne compte plus les acteurs par exemple, qui, sachant que leur film n’étaient pas bon, ont rappelé qu’ils ont réussi les autres. Souvent, on parle de la sensibilité artistique, mais n’en est-il pas de même pour les communicants?

On peut comparer certaines publicités à une création artistique. De plus, si vous trouvez que vous-mêmes ou bien une personne qui travaille dans les communications est inquiète, angoissée, voire susceptible, n’est-ce pas une façon de cacher sa sensibilité? Les artistes et les communicants ont besoin de ressentir l’amour des autres, ou du moins l’appréciation de leur travail à sa juste valeur.

Pour vous donner un exemple, voici une histoire vraie: un communicant vivait très mal son travail car il ne se sentait pas assez écouté et tout ce qu’il conseillait n’était pas pris en compte par la direction. D’autres se seraient tus en se disant que ce n’était «qu’un travail», mais les artistes/communicants ne peuvent s’y résoudre. Ils ont besoin qu’on les écoute, qu’on prenne en considération leurs recommandations et j’irais même jusqu’à dire qu’on les rassure.

Bien évidemment, chaque personne est unique, et ce descriptif du communicant/artiste ne représente pas tous les communicants ni tous les artistes. Pour aller plus loin, on peut se demander si le lien étroit entre artiste et communicant, explique en partie pourquoi nombre de communicants ont choisi de travailler dans les activités culturelles. Et une partie des autres, tente de trouver un moyen d’être différent et d’innover, un peu comme l’artiste qui crée sa voie où qu’il soit.

Pour vous parler de mon propre cas, j’ai toujours voulu travailler dans le cinéma ou plus généralement dans le monde artistique. J’ai fait de la musique, de la danse, du théâtre et je me suis retrouvée un peu par hasard dans les communications. Je peux vraiment dire que le hasard fait bien les choses, car j’adore ce que je fais et j’essaie toujours de donner le meilleur de moi-même. Je ne dis pas que je fais de l’art, mais je pense que j’aime apporter ma touche artistique ou créative à tous mes projets.

Si vous êtes comme moi, rassurez-vous, c’est une force. Pensez toujours positif et gardez votre âme artistique, vous ne savez jamais quand elle pourra vous servir! Et dans les moments de doute ou de fatigue, évadez-vous en lisant, en écrivant, en dessinant, en photographiant… Ce conseil s’applique également si vous êtes en pleine recherche d’emploi: il est important de vous consacrer un moment pour vous aérer l’esprit et décompresser.

Je vous souhaite à tous et à toutes bon courage et à bientôt pour une prochaine chronique !

A bientôt,
JeMLaCoM

 

Chronique parue en primeur sur le Grenier.

Trucs et astuces: Et si Star Wars vous aidait à trouver un emploi?

Comme chaque année, le 4 mai (journée internationale de Star Wars), comme tout bon geek qui se respecte, je regarde la sextologie la plus célèbre de l’histoire du cinéma, sauf que cette année, je suis impatiente d’être en décembre pour voir le prochain épisode. C’est sans doute pour ça que je vous propose aujourd’hui une chronique sur les «conseils» que vous pouvez trouver dans Star Wars, et que vous pouvez appliquer dans votre recherche d’emploi! Etonné(e) mais convaincu(e) tu seras, mon jeune padawan…

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Tout d’abord, pour vous mettre dans l’ambiance, écoutez la célèbre bande sonore de Star Wars, immortalisée par John Williams. Ensuite, imaginez-vous comme un jeune padawan ; vous qui avez soif d’apprendre, êtes curieux et désirez découvrir l’usage de la force. Les premiers conseils que nous apporte Star Wars, applicables dans votre recherche d’emploi, sont: la soif d’apprendre, de rechercher, de vouloir en savoir plus et d’être persévérant. Bien sûr, vous ne pouvez pas réussir à chaque fois, C’est pourquoi vous ne devez pas vous décourager et continuer d’envoyer vos candidatures encore et encore sans vous lasser. Une autre chose importante est de croire en vous pour ensuite avoir foi en la Force. D’ailleurs, selon certaines enquêtes, la Force serait la 7ème forme de croyance religieuse en Grande-Bretagne! Cette foi dans la Force vous permettra d’être serein, de vivre l’instant présent et de réussir à décrocher un emploi! En effet, la Force nous apprend à être patient, à être dans le présent sans s’inquiéter du futur, à ne pas avoir peur (car, comme chacun le sait, la peur engendre la méfiance qui, elle, attire les conflits et la souffrance).

Star Wars nous montre aussi un principe qui peut vous être utile dans votre vie professionnelle et personnelle. Si vous vous souvenez de l’épisode 6, Luke dit à son père qu’il croit «qu’il y a du bon en lui», qu’il sent «qu’il reste du bon en lui». Cette phrase a comme conséquence de convaincre Dark Vador de rejoindre la lumière et la Force. Cette méthode d’encouragement permet souvent d’aider vos collaborateurs ou vos proches qui ont de graves difficultés. Chacun, dans sa vie, souhaite être rassuré et il est rassérénant d’entendre que, malgré nos fautes, même les plus graves, il nous reste peut-être une chance de rédemption si nous savons la saisir. Mais évidemment, cette méthode a des limites car elle peut aussi servir aux pires manipulations mentales.

Vous devez aussi vous poser la question «pourquoi je fais ce que je fais?», tout comme maître Yoda questionne Luke. Ceux qui se souviennent de leurs cours de philosophie reconnaîtront surement la question de la finalité de nos actions, posée par Emmanuel Kant: «Quel est le sens de mon acte?». Si vous n’avez pas de réponse précise, c’est qu’il faut revoir votre projet. Il n’y a pas de parole plus profonde. Si nous la mettions en pratique plus souvent, nous ferions peut-être moins de bêtises.

En conclusion, quand vous regardez certains films, sachez reconnaître ceux qui peuvent vous aider dans votre vie tout comme dans votre recherche d’emploi. Ayez foi en vous et en l’avenir, et si vous le permettez: «Que la Force soit avec vous!»

 

A bientôt,

JeMLaCoM

 

Chronique parue en primeur sur le site du Grenier.

Trucs et astuces: Immigration, comment s’y retrouver entre tous les visas?

Si vous êtes Français ou étranger au Canada, vous devez réfléchir longuement à votre statut pour venir travailler ici. Il existe plusieurs solutions pour s’installer au Québec ou dans une autre province canadienne. Le plus important est de choisir votre statut et votre permis selon ce que vous souhaitez faire, c’est-à-dire que le choix de votre visa dépend d’abord et avant tout de votre projet. Par exemple, choisir un PVT (Programme Vacances Travail) peut signifier deux projets complètement différents: faire un roadtrip en travaillant un peu à côté ou chercher un un tremplin vers la résidence permanente. Il faut bien réfléchir à votre projet d’immigration et ce que vous voulez à long terme. Voici un petit tour d’horizon quant à l’immigration.

iStock_000013787704MediumPermis d’étude

Tout d’abord, vous pouvez venir faire vos études ici avec le statut d’étudiant, ce qui vous permet de vous immerger totalement dans la culture québécoise et de vous faire des amis plus facilement. De plus, avec un diplôme canadien en main, vous aurez de nombreux avantages sur le marché du travail, car les recruteurs reconnaîtront vos diplômes. Vous devez pour cela obtenir un permis d’étude. Pour plus de renseignements sur les études au Québec, cliquez ici. Quel que soit votre métier, un petit retour aux études peut, en tout temps, vous être très bénéfique!

Expérience EIC

Vous pouvez aussi choisir de venir au Québec pour voyager et découvrir la culture nord-américaine grâce à l’expérience EIC. Pour cela, vous avez le choix entre le fameux PVT ou le permis Jeunes Professionnels (JP) ou encore le Stage Coop international. Le PVT est devenu très convoité en France depuis deux ans. Cette année, la première tranche est partie en moins de deux minutes! Il s’agit d’un permis de travail ouvert, ce qui signifie que vous pouvez travailler pour n’importe quel employeur pendant deux ans.

Avantage: vous pouvez voyager et travailler comme bon vous semble et vous n’êtes pas attaché à une ville ou à un employeur. Pratique quand on ne se plaît pas à son travail!

Inconvénient: il est difficile d’obtenir ce précieux sésame, vu que la seule condition pour les Français est d’avoir entre 18 et 35 ans et de posséder au moins 2100$ dans son compte bancaire, ainsi qu’une assurance privée. Pour tous renseignements pour les ressortissants français et belges, visitez le site Pvtistes qui est à mon sens le plus complet!

Le permis Jeunes Professionnels a été rallongé à deux ans cette année ce qui est un réel plus pour ceux qui ont eu leur PVT l’année dernière. A noter qu’à partir de 2015, on ne pourra plus cumuler deux demandes EIC. Attention! Cette année, ce visa est un peu plus compliqué à obtenir; avant, il suffisait de décrocher une offre d’emploi. A partir de maintenant, il faut non seulement obtenir cette offre d’emploi, mais aussi qu’elle soit en accord avec votre domaine de compétences et que votre employeur remplisse un formulaire et débourse 230$. Cette nouveauté permet de se demander si ce visa va continuer d’exister à long terme.

Inconvénient est que ce visa est un permis de travail fermé, c’est-à-dire que vous ne pouvez pas changer d’employeur pendant deux ans.

Avantage: cela vous permet d’avoir une belle expérience canadienne et de lancer, si vous le souhaitez, votre procédure de résidence permanente.

Volontariat International en Entreprise

Dernière possibilité, mais encore plus sélective: vous pouvez aussi venir avec un VIE (Volontariat International en Entreprise) et vous aurez les mêmes contraintes et avantages que le JP, mais l’accès à des grandes entreprises.

Le permis Stage Coop international permet aux étudiants de venir faire un stage au Canada dans le cadre de leur programme d’études. Il vous faut d’abord trouver le stage depuis votre pays et faire une demande de permis de travail auprès d’EIC.

Avantage: découvrir une autre culture et afficher une belle expérience internationale sur votre CV.

Inconvénient: trouver un stage à distance présente des difficultés car on ne sait pas toujours à quoi s’attendre. De plus, cette année, les conditions ont aussi changé: il faut, tout comme pour le JP, que votre employeur remplisse un formulaire et paie aussi les 230$, même si votre stage est non rémunéré. Il va donc être plus dur de trouver un stage depuis la France à cause de ces contraintes.

Résidence Permanente

Pour terminer, si vous souhaitez vous installer et obtenir la Résidence Permanente, veillez à avoir déjà fait plusieurs voyages au Canada pour être sûr de vouloir vous expatrier. A noter que les modalités pour immigrer sont différentes si vous souhaitez habiter au Québec ou dans une autre province. Pour le Québec, vous devez avoir le CSQ avant de passer à l’étape fédérale. Pour les autres provinces, vous devez maintenant passer par l’entrée express, c’est-à-dire que vous devez vous inscrire dans une banque de candidatures et que si un employeur a besoin de vous, vous passerez par une immigration express.

Avantage: si vous avez un métier dans un domaine où il y a actuellement une pénurie Canada, vous pourrez immigrer très rapidement.

Inconvénient: cela peut être très long si vous n’êtes pas dans les métiers qualifiés et/ou s’il y a peu de demande dans votre secteur d’activités.

Je ne le répèterai jamais assez: quelle que soit votre situation en tant qu’immigrant, ne vous attendez pas à avoir exactement le même poste ou les mêmes avantages que dans votre pays d’origine. Immigrer, c’est un effort, même si vous en rêvez depuis longtemps. Même si vous choisissez d’habiter à Montréal, qui semble proche de la culture française et où l’on cohabite avec nos «cousins». Il y a toujours un effort d’adaptation qui peut paraître compliqué, car même si nous parlons la même langue, on ne se comprend pas toujours. Vous aurez des opportunités, mais il faudra travailler dur pour faire vos preuves et vous devrez être patient pour avoir un salaire aussi élevé que vous le souhaitez. Certains métiers sont très différents ici et certains diplômes nécessitent une équivalence, voir de rentrer dans un ordre. Par exemple, pour les ingénieurs, on ne peut pas l’être ici sans faire des demandes spécifiques.

Pour parler de mon cas, je suis venue en PVT et je suis dans l’attente d’un autre visa: le JP. Je ne suis pas conseillère en immigration, mais j’espère que ce petit panorama vous permettra d’avoir une vision plus globale de l’immigration. Mon meilleur conseil: n’hésitez pas à être curieux et à en apprendre plus! Renseignez vous auprès de personnes qui ont immigré, que ce soit vos contacts ou des personnes rencontrées sur LinkedIn.

Je vous souhaite à toutes et tous bon courage et surtout, je vous conseille encore une fois de bien réfléchir à votre projet.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à m’écrire.

A très bientôt pour une prochaine chronique!

JeMLaCoM

 

Chronique parue en primeur sur le site du Grenier.

Trucs et astuces: La lettre de présentation

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Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler un peu plus de la lettre de présentation. En France, nous parlons de lettre de motivation. Y a-t-il des différences? Comment présenter votre lettre de présentation et quel doit être son contenu?

Premièrement, une lettre de présentation doit contenir toutes vos coordonnées et surtout votre numéro de téléphone ainsi que votre adresse courriel. Ensuite, avant de la rédiger, vous devez savoir que le plus souvent une lettre de présentation se compose d’une première partie qui vous présente brièvement, d’une autre qui explique votre intérêt pour l’entreprise et d’une dernière qui démontre combien ce poste vous correspond.

Votre première phrase doit être une phrase d’accroche. Essayez de susciter l’intérêt et la curiosité de votre futur employeur. Il faut pour cela que vous vous soyez bien renseigné sur l’entreprise, le marché et les missions décrites dans l’offre d’emploi. Ensuite, vous pouvez lier votre présentation avec les missions. Le but est que vous démontriez que chaque mission mise en avant dans l’offre est quelque chose que vous connaissez et que vous avez déjà fait. Ne citez pas toutes les missions les unes après les autres. Choisissez les trois principales, en général celles qui correspondent le mieux à votre profil.

Tous les recruteurs savent que vous ne pouvez pas connaître tous les sujets, donc ils apprécieront que vous ayez pris le temps de vraiment lire l’offre, que vous vous soyez renseigné sur leur compagnie, le marché et surtout que vous restiez synthétique. Il y a plusieurs personnes qui pensent qu’une seule lettre de présentation suffit pour répondre à toutes les offres… Personnellement, je pense que vous pouvez avoir une base commune, mais que vous devez l’adapter à l’entreprise et aux missions.

Plus votre lettre est personnalisée, plus vous intéresserez votre lecteur! Bien évidemment, votre CV aura fait le premier pas, car, comme chacun le sait, les recruteurs iront rarement plus loin. Mais si c’est le cas, par exemple s’ils hésitent entre plusieurs personnes, votre lettre devient alors fondamentale.

Par rapport à la lettre de motivation française, il y a beaucoup de ressemblances. Le contenu ne doit pas dépasser une page, vous devez personnaliser selon le destinataire… Peut-être faut-il donner davantage d’exemples concrets, mais je pense que c’est aussi de plus en plus le cas en France.

Si vous avez des chiffres à donner (par exemple si vous avez géré une communauté de 2000 fans), n’hésitez pas. Posez-vous toujours la question une fois que vous relisez votre lettre: si moi je reçois cette lettre est-ce que je la lis jusqu’au bout, est-ce que je comprends qui est mon interlocuteur et quelle est sa valeur ajoutée? Il faut aussi bien faire attention aux fautes d’orthographes (si vous connaissez le nom du destinataire, vérifiez-le plusieurs fois).

Certaines personnes m’ont dit qu’elles avaient conçu une lettre par secteur d’activités, ce qui permet de répondre plus facilement et rapidement aux offres. Et s’il convient de faire une lettre personnalisée, vous ne devez pas non plus y passez trop de temps, car plus vous attendez pour répondre, plus votre destinataire aura reçu de candidatures…. N’oubliez pas de proposer un entretien à la fin de votre courrier.

Si vous souhaitez faire une lettre de présentation, mais concernant une candidature spontanée que faire? Le principe reste le même: renseignez-vous le plus possible et essayer de décrire ce que vous pourriez faire si vous travailliez au sein de cette entreprise.

En conclusion, soyez bref et pertinent. N’oubliez pas d’intéresser votre lecteur et personnalisez votre lettre en parlant principalement du poste et de l’entreprise. Rendez-vous incontournable et pertinent!

Je vous souhaite bon courage à toutes et à tous et n’hésitez pas à partager vos trucs et astuces!

A bientôt.
JeMLaCoM

 

Chronique parue en primeur sur le Grenier.

Trucs et astuces: Savoir bien réseauter

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Je vous ai souvent parlé de l’importance du réseautage, qui est ici très différent de celui pratiqué en France.

Comment ne pas passer à côté de cet art de réseauter qui consiste à agrandir ses contacts dans l’univers professionnel? Dans un article du Harvard Business Review, Dorie Clark explique comment ne pas confondre le bon et le mauvais réseautage. Je vous en présente les points les plus importants.

Tout d’abord, si vous faites du réseautage de façon purement intéressée, vous allez peut-être vous sentir mal ou coupable, et si c’est le cas, la cible va ressentir cette gêne. C’est la raison pour laquelle il faut d’emblée dire pourquoi vous souhaitez rencontrer votre cible. Le maître mot est de rester honnête. Si vous prévenez la personne tout de suite en lui disant vos intentions et le but de la rencontre, vous ne lui volerez pas de son temps et, si elle accepte, vous aurez tout à y gagner.

Aborder quelqu’un aujourd’hui est très facile grâce aux réseaux sociaux (essentiellement Linkedin ou Twitter). Tout le monde peut – en théorie – se connecter à tout le monde, mais ce n’est qu’illusoire, car les gens cherchent de plus en plus des contacts de qualité. Comment alors peut-on aborder quelqu’un et faire en sorte qu’il accepte notre demande de contact? Il faut trouver un point en commun, que ce soit l’école que vous avez fréquentée, un lieu d’habitation, une passion, ou bien sûr un métier qui vous lie. La grande valeur ajoutée de cette démarche, son but ultime, est de rencontrer réellement la personne. Si ce n’est pas possible, pensez aux appels téléphoniques ou à la vidéoconférence. On oublie facilement un courriel, mais si on a eu une discussion et qu’on a vu l’autre, il est presque certain qu’on s’en souvienne.

Autre conseil: ne demandez jamais ou alors très longtemps après votre premier contact, des services aux gens que vous avez ajoutés à votre réseau. Dorie Clark donne un exemple personnel: elle a reçu, un jour, une demande de contact sur Linkedin de quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Le message mentionnait qu’ils s’étaient déjà rencontrés (sans préciser où, ni quand), ce qui l’a incitée à accepter l’invitation. Quelques secondes plus tard, elle recevait un courriel qui commençait par «J’ai une grande faveur à vous demander». La personne souhaitait qu’elle le recommande à un éditeur auquel elle avait envoyé un manuscrit. Conclusion: si vous comptiez utiliser l’expression «grande faveur » avec quelqu’un que vous connaissez à peine, abstenez-vous!

Bien sûr, il existe des exceptions, lorsque vous êtes déjà amis en dehors du réseau social, par exemple, ou que vous avez déjà travaillé ensemble… Il ne faut pas que vos contacts puissent se sentir «utilisés» ou instrumentalisés. A vous de choisir si vous pouvez ou non franchir cette étape. N’oubliez pas qu’il est toujours plus intéressant et enrichissant (pour vous comme pour votre interlocuteur) de proposer vos services que demander une faveur.

En conclusion, le réseautage et les rencontres professionnelles peuvent être très importants pour bâtir des relations durables et bénéfiques. Cela peut amener à conclure des affaires, découvrir de nouveaux horizons, offrir ou se voir offrir un travail, et bien plus encore. Mais tout ceci n’est possible que si vous établissez tout d’abord une relation de confiance tout en étant honnête et en ne cherchant pas à profiter d’autrui!

J’espère que cette chronique vous aidera à mieux réseauter.
A bientôt,
JeMLaCoM

 

Article parue en primeur sur le site du Grenier.

Trucs et astuces: Se documenter pendant et après la recherche d’emploi

Pendant votre recherche d’emploi et cela reste valable quand vous êtes en poste, il est primordial de vous renseigner sur le marché des communications et du marketing, le domaine d’activité de votre entreprise, les changements dans le secteur, les évolutions, les tendances ou sur tout ce qui se rapproche de près ou de loin à votre champ de compétences. Cela vous aidera pour les entretiens, vous disposerez de ce «plus», qui sépare les professionnels des amateurs, mais aussi, pendant les 5@7, ce sera un excellent moyen d’aborder les gens, ou encore lors de votre intégration à un poste, par exemple. Devenez un expert de votre domaine, du secteur d’activité de votre entreprise, cela sera toujours positif.

Comment trouver de l’info intéressante rapidement ?

Nous sommes très chanceux car, aujourd’hui, grâce à internet, accéder à des contenus pertinents est devenu très simple. Je vous conseille de vous inscrire tout d’abord aux infolettres (des newsletterscomme disent les Français) et de consulter le site du Grenier aux nouvelles. Chaque jour, grâce à leur infolettre, vous aurez un condensé des articles sur ce qui se passe dans les entreprises ou les agences au Québec. Vous pouvez aussi suivre les infolettres des entreprises et des associations qui vous intéressent. Par exemple, si je souhaite travailler pour la Station de ski Mont Tremblant, je vais commencer à chercher comment ils communiquent, comprendre leur culture d’entreprise. On peut même imaginer que si je décroche un entretien avec eux, je pourrais leur faire part de mes premières recommandations, sur leur infolettre mais aussi leur site internet et leur usage des réseaux sociaux. Face au recruteur, vous apporterez la preuve de votre engagement et peut-être de votre expertise, si vous avez rassemblé assez d’informations. Ces informations doivent vous aider et non vous pénaliser, c’est pourquoi je vous conseille de toujours être prudent; il n’est pas bien vu d’être négatif sur les pratiques de votre futur employeur. Que faire lorsque les entreprises n’ont pas d’infolettre? Vous pouvez directement chercher dans la partie Actualités de votre moteur de recherche préféré, pour voir si un journal parle de celle qui vous intéresse. Vous pouvez aussi ajouter des alertes, avec des mots-clés, afin de recevoir des courriels pointant sur des articles pertinents.

Conseils pour les expatriés: il est indispensable que vous lisiez la presse locale (Journal de Montréal,Google Actus ou Yahoo Québec). En voyant comment les journalistes s’expriment, les sujets qui ressortent le plus, vous allez vous familiariser avec la culture du pays qui vous accueille. Inutile (et impossible!) de tout lire, mais prenez au moins connaissance des brèves, des titres, des éditos et sélectionnez un ou deux articles, en fonction de vos centres d’intérêt, que vous consulterez en intégralité. Je crois qu’on ne peut pas prétendre connaître la culture d’un pays sans cet exercice quotidien. Et si vous vous fixez de le faire tous les jours à la même heure, ça deviendra une habitude. Pour vous faire part de mon expérience, je prends chaque matin 20-25 minutes pour le faire. J’ajoute que je lis aussi toujours le 13h de La Com de Stratégies et La Matinale de CB News, car même si je ne vis plus en France, je trouve intéressant de savoir ce qui s’y passe et aussi parce que ça peut donner des idées.

En conclusion, lire et être au courant des dernières nouvelles dans votre domaine peut faire la différence lors d’une entrevue, d’une rencontre informelle ou dans la vie de tous les jours au bureau.

Qu’en pensez-vous? Avez-vous d’autres liens à partager?

Bonne lecture et à bientôt!

 

 

Chronique parue en primeur sur le Grenier. 

Trucs et astuces: Rencontre avec le cofondateur de Montreal5a7

Aujourd’hui, je souhaite vous faire partager ma rencontre avec Arnaud Douilliez, le cofondateur de Montreal5a7. Ce site est un portail dédié aux événements type 5 à 7 dans la région de Montréal. Si j’ai souhaité vous expliquer son histoire, c’est qu’il est Français et je pense que son parcours pourra redonner confiance ou motiver celles et ceux qui sont un peu dans le doute.

 

Bonjour Arnaud, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis entrepreneur dans le conseil. En France, j’avais créé une entreprise qui faisait vivre 10 personnes. Nous nous occupions de la gestion de finances, principalement des start-up et des PME. J’ai vendu mon cabinet l’année dernière avant de venir m’installer ici. Auparavant, j’ai travaillé dans des directions financières et générales. Aujourd’hui, je fais partie du réseau Anges Québec qui a pour mission de permettre à ses anges investisseurs de réaliser des investissements profitables dans des entreprises innovantes, dans un large éventail de secteurs et dans toutes les régions du Québec. Pour ce faire, ils identifient les meilleurs entrepreneurs et projets d’affaires et soutiennent leurs membres qui les financent. Je suis aussi mentor à la Fondation de l’entrepreneurship et bénévole dans l’association OnRouleAuQuébec. Montreal5A7_Final_LOGO-Profil_FB-266dpiJ’ai créé, il a presque 6 mois, le site Montreal5a7 avec Jean-Marc Gauthier. Nous souhaitons que ce site devienne la référence pour choisir un événement de réseautage. Nous voulons faire gagner du temps, c’est pourquoi nous avons créé ce portail dédié aux particuliers et aux entreprises qui regroupent toutes les activités de réseautage.

Note: si vous voulez en savoir plus, lire mon article sur Montreal5a7.

Pourquoi avez-vous décidé de venir vous installer à Montréal ?

C’est un choix de vie. J’ai vécu il y a 15 ans à Toronto. C’est à cette occasion que j’ai découvert Montréal et que je suis tombé en amour avec la ville ! Je trouve que Montréal est un parfait mélange entre la culture française et la culture nord-américaine. Depuis ce moment-là, j’ai toujours souhaité habiter ici. Il y a quelque temps, j’ai saisi ma chance et rempli mes papiers de résident permanent.

Avez-vous des conseils à donner pour les nouveaux arrivants ?

Le principal, c’est de savoir que vous allez recommencer votre vie de zéro. Vous pouvez avoir des diplômes ou beaucoup d’expérience ici, ce n’est pas ça qui compte… Préparez-vous à repartir de zéro et à vous adapter au marché québécois ou canadien si vous choisissez Toronto par exemple. Le réseau est primordial : il y a une vraie culture du réseautage que nous ne connaissons pas en France. Il faut participer aux événements, rencontrer des gens, garder le contact… C’est très bien de venir en étant optimisme, mais je pense qu’il faut être réaliste aussi. Bien sûr, vous pouvez venir ici et trouver un boulot de rêve et une qualité de vie épatante, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Il faut se donner les moyens d’y arriver et pour cela, rien de tel que la curiosité !

Merci beaucoup Arnaud pour votre témoignage et vos conseils.

Bon courage à toutes et tous et à bientôt,

JeMLaCoM

Chronique parue en primeur sur le Grenier.