Interview d’une blogueuse Française vivant à Montréal

Bonjour à toutes et à tous,

Tout d’abord un immense merci car vous êtes de plus en plus nombreux à venir sur mon blogue ! Ma recherche d’emploi a été l’occasion de rencontrer de nombreuses personnes et je souhaitais vous faire partager une de ces rencontres ! Je vous présente Vanessa Lamassoure alias Ness pour ceux qui suivent son blogue ou sa page Facebook que vous connaissez peut-être déjà. Voici quelques questions pour cette Française qui habite Montréal depuis un an et demi maintenant.

 

Ness

Bonjour Vanessa, comment as-tu eu l’idée de ton blogue ?

Allo Jeanne. Tout d’abord je voulais te remercier de m’inviter sur ton blogue afin de partager mon expérience d’expatriation 🙂

Partir à l’aventure c’est très excitant, on fait des projections, on a hâte. Mais il y a un prix et c’est celui de partir loin de sa famille, de ses amis. Bref, de quitter sa zone de confort. Il faut savoir qu’en France j’étais très entourée et j’évoluais dans mon petit cocon. Avant de partir au Canada, je savais qu’il était vital pour moi de garder le contact avec mes proches. Je trouve qu’un blogue est un super outil pour communiquer efficacement avec son entourage. Je parle de ce que je vis sur place, je poste des photos, des vidéos. Entre nous, ça ne m’empêche pas de passer également ma vie au téléphone !

Pourquoi avoir choisi le Canada et surtout Montréal pour t’installer ? 

Le Canada, c’est un pays que j’avais déjà visité auparavant dans le cadre de mes vacances. J’avais aimé la culture nord-américaine, l’atmosphère positive et les paysages naturels hallucinants qu’on peut découvrir lors de road trips.

J’ai choisi Montréal car c’est la première ville que j’ai visitée. Elle est belle et c’est un bon compromis entre nature et vie urbaine. Vous pourrez y voir des buildings entourés de parcs et de rues « pavillonnaires ». Que ce soit en hiver ou en été, la ville est en effervescence. Il y a toujours quelque chose à faire ici. En été, c’est « the place to be ». Il fait chaud, les festivals envahissent la ville. Les gens sortent en groupe, profitent de la vie, organisent des activités. Pas de chichis ici, si vous êtes ouverts aux rencontres amicales et festives vous serez vite entourés de gens sympathiques. Bref, on vit bien à Montréal. De plus je ne cache pas que, pour moi « petite française débarquant sur des terres étrangères » la francophonie était un aspect bien rassurant.

Quels conseils donnerais-tu aux nouveaux arrivants ou à ceux qui rêvent de venir ?

Quelque soit votre âge ou vos expériences voire même vos attentes, le premier conseil serait de venir en prenant conscience que l’expatriation n’est pas quelque chose de facile. On ne vous attend pas ici, que ce soit au niveau professionnel ou autres. Vous devrez faire vos preuves, être ouvert d’esprit, savoir vous adapter et travailler fort.

Vous allez également connaître des passages à vide et vivre de grands moments de doutes. Mais soyez certains que nous « les expatriés » vivons tous la même chose. Et si vous tenez le coup, cette expérience va vous transformer humainement et vous serez récompensés au-delà de vos attentes je vous le garantis !

Pour ceux qui veulent trouver un travail dans le marketing ou la communication as-tu quelques astuces ?

La règle ici est que pour trouver du travail il faut déjà avoir eu une première expérience « Canadienne » (oui je sais c’est le serpent qui se mord la queue). Peu importe votre domaine de compétences il faut commencer à bosser le plus vite possible. Mon conseil : postuler un peu partout tout en continuant à chercher votre « job de rêve ». Cultivez votre réseau en organisant des rencontres, en participant à des 5@7 ou en vous engageant au sein d’une association, etc. Il faut savoir aussi que le Marketing et la Communication sont deux domaines plutôt prisés surtout dans les grandes métropoles comme Montréal. Alors n’hésitez pas à postuler dans d’autres provinces et régions. Vous y trouverez plus facilement du travail et serez même mieux rémunérés. Ah et j’ajouterais que la pratique de l’anglais est incontournable sur ce type de poste et ce même si vous travaillez au Québec !

Dans ton travail vois-tu des différences entre ce que tu fais ici et ce que tu faisais en France ?

Je n’ai pas une grande expérience de travail en France, car je suis venue m’installer à Montréal à la fin de mes études. Par contre, ce que j’ai constaté c’est qu’ici l’employabilité est plus facile et plus rapide. On vous fait confiance plus facilement. Mais attention, pour conserver votre poste voire évoluer, vous devez faire vos preuves. Car si l’employabilité est rapide, le licenciement l’est aussi que vous soyez ou non en période d’essai…

Autre chose qui me touche particulièrement, c’est que les femmes carriéristes ne sont pas regardées de travers ici. Bien au contraire, elle sont respectées et même encouragées. Je trouve cela super positif et ça me donne envie de me surpasser dans mon travail que j’adore (ça c’est au cas ou mon boss lirait ce post, héhé pas folle la guêpe!).

Pour en savoir plus sur mes péripéties à Montréal n’hésitez pas à aller visiter mon site : nessamontreal.com

 

Un grand merci à Vanessa pour avoir accepté de se prêter au jeu de l’interview 🙂

 

Interview de Sandrine Théard, organisatrice du #trumontreal

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Suite à ma journée au #trumontreal 2014, j’ai souhaité poser quelques questions à l’organisatrice Sandrine Théard.

Revivre mon compte rendu de cette journée :

https://jmlacom.wordpress.com/2014/10/10/compte-rendu-trumontreal-2014-1ere-partie/

https://jmlacom.wordpress.com/2014/10/15/compte-rendu-trumontreal-2014-2eme-partie/

 

Madame Théard, vous êtes en charge du #trumontreal. Pouvez-vous nous expliquez en quelques mots ce que c’est ?  Comment avez-vous eu cette idée et dans quel but? 

Le Tru est la « non-conférence » des recruteurs (TRU pour The Recruitment Unconférence). Nous nous basons sur le co-développement, la participation et l’échange entre tous les participants. Cette année, c’était la 3ème édition du Tru à Montréal. L’idée vient du Royaume-Uni et plus précisément de Londres. Quand j’ai assisté en France au #truparis, j’ai beaucoup aimé le concept et ai donc décidé de l’amener au Québec.

Depuis la première édition quels changements avez-vous opéré ? Des nouveautés lors de cette édition 2014 ?

Il y a eu quelques changements depuis la première édition. Nous essayons de trouver à chaque fois des thèmes novateurs. Cette année nous avons par exemple changé la formule de l’après-midi : contrairement aux ateliers du matin, ceux de l’après-midi se tournaient vers des sujets/thèmes plus concrets. Nous avons fait le choix d’être dans le démonstratif, l’objectif. Le but étant que chaque recruteur puisse se retrouver et avoir une aide dans ses missions de tous les jours. Autre nouveauté : la présentation du « Club lecture d’affaires ». Micheline Bourque a présenté Olivier Schmouker, blogueur du site Les Affaires et auteur de « Le cheval ou l’âne au bureau ». Les participants ont donc pu interroger directement l’auteur sur le livre.

Combien de participants au #trumontreal ? Avez-vous constaté une augmentation par rapport à l’année dernière ?

Cette année nous avons affiché complet ! Au total, avec les animateurs de chaque groupe et les partenaires, nous avons compté 155 personnes. Pour vous donner un ordre d’idée, nous étions 125 l’année dernière et 95 il y a deux ans. Par contre, à moins d’ajouter un groupe de discussion supplémentaire par heure, nous nous limiterons à ce nombre. L’intérêt de #trumontreal est la participation et nous nous devons de favoriser les échanges en limitant le nombre d’inscription.

Comment se déroule l’organisation du #trumontreal ?

En général nous commençons réfléchir aux thèmes et à chercher à constituer une équipe d’animateurs en début d’année. C’est le plus important car sans équipe et sans thèmes, #trumontreal n’aurait pas de raison d’être ! Au point de vue logistique pure : la difficulté est l’espace. Nous avons besoin de 4 salles différentes (pour que chaque atelier ne parasite pas l’autre). Je dois aussi trouver les bénévoles (toujours des étudiants ou des demandeurs d’emplois) et les partenaires. Il faut donc 9 mois (à temps partiel) pour organiser #trumontreal. Mais pour être honnête, je pense déjà à ce que nous pouvons faire pour la prochaine édition le jour même de l’événement !
 
Un mot de la fin ? Peut-être comment voyez-vous l’avenir ?

On ne cesse d’en parler, le recrutement va énormément évoluer. Des synergies vont retirer leur sens aux segmentations qui avaient été faites dans les départements.

Mon « souhait » pour #trumontreal : trouver des sujets innovants, percutants, différents et surtout qui servent les acteurs du recrutement dans leur quotidien. Et « Vivement le prochain ! ».

 

Je tenais encore à remercier Sandrine Théard pour sa gentillesse, son écoute et pour m’avoir fait vivre cette journée du #trumontreal ! Je trouve que c’est une magnifique idée et que les recruteurs en ont besoin. Longue vie au #trumontreal !

Grâce à cette expérience j’ai pu travailler à la Foire nationale de l’emploi et je suis persuadée que ça va m’aider dans ma recherche d’emploi.

 

Liens :

http://trumontreal.com/

http://lasourcehumaine.com/