Trucs et astuces: Se documenter pendant et après la recherche d’emploi

Pendant votre recherche d’emploi et cela reste valable quand vous êtes en poste, il est primordial de vous renseigner sur le marché des communications et du marketing, le domaine d’activité de votre entreprise, les changements dans le secteur, les évolutions, les tendances ou sur tout ce qui se rapproche de près ou de loin à votre champ de compétences. Cela vous aidera pour les entretiens, vous disposerez de ce «plus», qui sépare les professionnels des amateurs, mais aussi, pendant les 5@7, ce sera un excellent moyen d’aborder les gens, ou encore lors de votre intégration à un poste, par exemple. Devenez un expert de votre domaine, du secteur d’activité de votre entreprise, cela sera toujours positif.

Comment trouver de l’info intéressante rapidement ?

Nous sommes très chanceux car, aujourd’hui, grâce à internet, accéder à des contenus pertinents est devenu très simple. Je vous conseille de vous inscrire tout d’abord aux infolettres (des newsletterscomme disent les Français) et de consulter le site du Grenier aux nouvelles. Chaque jour, grâce à leur infolettre, vous aurez un condensé des articles sur ce qui se passe dans les entreprises ou les agences au Québec. Vous pouvez aussi suivre les infolettres des entreprises et des associations qui vous intéressent. Par exemple, si je souhaite travailler pour la Station de ski Mont Tremblant, je vais commencer à chercher comment ils communiquent, comprendre leur culture d’entreprise. On peut même imaginer que si je décroche un entretien avec eux, je pourrais leur faire part de mes premières recommandations, sur leur infolettre mais aussi leur site internet et leur usage des réseaux sociaux. Face au recruteur, vous apporterez la preuve de votre engagement et peut-être de votre expertise, si vous avez rassemblé assez d’informations. Ces informations doivent vous aider et non vous pénaliser, c’est pourquoi je vous conseille de toujours être prudent; il n’est pas bien vu d’être négatif sur les pratiques de votre futur employeur. Que faire lorsque les entreprises n’ont pas d’infolettre? Vous pouvez directement chercher dans la partie Actualités de votre moteur de recherche préféré, pour voir si un journal parle de celle qui vous intéresse. Vous pouvez aussi ajouter des alertes, avec des mots-clés, afin de recevoir des courriels pointant sur des articles pertinents.

Conseils pour les expatriés: il est indispensable que vous lisiez la presse locale (Journal de Montréal,Google Actus ou Yahoo Québec). En voyant comment les journalistes s’expriment, les sujets qui ressortent le plus, vous allez vous familiariser avec la culture du pays qui vous accueille. Inutile (et impossible!) de tout lire, mais prenez au moins connaissance des brèves, des titres, des éditos et sélectionnez un ou deux articles, en fonction de vos centres d’intérêt, que vous consulterez en intégralité. Je crois qu’on ne peut pas prétendre connaître la culture d’un pays sans cet exercice quotidien. Et si vous vous fixez de le faire tous les jours à la même heure, ça deviendra une habitude. Pour vous faire part de mon expérience, je prends chaque matin 20-25 minutes pour le faire. J’ajoute que je lis aussi toujours le 13h de La Com de Stratégies et La Matinale de CB News, car même si je ne vis plus en France, je trouve intéressant de savoir ce qui s’y passe et aussi parce que ça peut donner des idées.

En conclusion, lire et être au courant des dernières nouvelles dans votre domaine peut faire la différence lors d’une entrevue, d’une rencontre informelle ou dans la vie de tous les jours au bureau.

Qu’en pensez-vous? Avez-vous d’autres liens à partager?

Bonne lecture et à bientôt!

 

 

Chronique parue en primeur sur le Grenier. 

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Trucs et astuces: Rencontre avec le cofondateur de Montreal5a7

Aujourd’hui, je souhaite vous faire partager ma rencontre avec Arnaud Douilliez, le cofondateur de Montreal5a7. Ce site est un portail dédié aux événements type 5 à 7 dans la région de Montréal. Si j’ai souhaité vous expliquer son histoire, c’est qu’il est Français et je pense que son parcours pourra redonner confiance ou motiver celles et ceux qui sont un peu dans le doute.

 

Bonjour Arnaud, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis entrepreneur dans le conseil. En France, j’avais créé une entreprise qui faisait vivre 10 personnes. Nous nous occupions de la gestion de finances, principalement des start-up et des PME. J’ai vendu mon cabinet l’année dernière avant de venir m’installer ici. Auparavant, j’ai travaillé dans des directions financières et générales. Aujourd’hui, je fais partie du réseau Anges Québec qui a pour mission de permettre à ses anges investisseurs de réaliser des investissements profitables dans des entreprises innovantes, dans un large éventail de secteurs et dans toutes les régions du Québec. Pour ce faire, ils identifient les meilleurs entrepreneurs et projets d’affaires et soutiennent leurs membres qui les financent. Je suis aussi mentor à la Fondation de l’entrepreneurship et bénévole dans l’association OnRouleAuQuébec. Montreal5A7_Final_LOGO-Profil_FB-266dpiJ’ai créé, il a presque 6 mois, le site Montreal5a7 avec Jean-Marc Gauthier. Nous souhaitons que ce site devienne la référence pour choisir un événement de réseautage. Nous voulons faire gagner du temps, c’est pourquoi nous avons créé ce portail dédié aux particuliers et aux entreprises qui regroupent toutes les activités de réseautage.

Note: si vous voulez en savoir plus, lire mon article sur Montreal5a7.

Pourquoi avez-vous décidé de venir vous installer à Montréal ?

C’est un choix de vie. J’ai vécu il y a 15 ans à Toronto. C’est à cette occasion que j’ai découvert Montréal et que je suis tombé en amour avec la ville ! Je trouve que Montréal est un parfait mélange entre la culture française et la culture nord-américaine. Depuis ce moment-là, j’ai toujours souhaité habiter ici. Il y a quelque temps, j’ai saisi ma chance et rempli mes papiers de résident permanent.

Avez-vous des conseils à donner pour les nouveaux arrivants ?

Le principal, c’est de savoir que vous allez recommencer votre vie de zéro. Vous pouvez avoir des diplômes ou beaucoup d’expérience ici, ce n’est pas ça qui compte… Préparez-vous à repartir de zéro et à vous adapter au marché québécois ou canadien si vous choisissez Toronto par exemple. Le réseau est primordial : il y a une vraie culture du réseautage que nous ne connaissons pas en France. Il faut participer aux événements, rencontrer des gens, garder le contact… C’est très bien de venir en étant optimisme, mais je pense qu’il faut être réaliste aussi. Bien sûr, vous pouvez venir ici et trouver un boulot de rêve et une qualité de vie épatante, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Il faut se donner les moyens d’y arriver et pour cela, rien de tel que la curiosité !

Merci beaucoup Arnaud pour votre témoignage et vos conseils.

Bon courage à toutes et tous et à bientôt,

JeMLaCoM

Chronique parue en primeur sur le Grenier. 

Présentation de Montreal 5a7, site qui va vous faire gagner du temps !

Aujourd’hui je vous propose de vous expliquer le concept de Montreal5a7, site et concept créés par des Français. Rencontre avec l’un des cofondateurs Arnaud Douilliez.

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Jean-Marc et Arnaud se sont rencontrés il y a un an et demi. Tous les deux sont originaires de la France. En débarquant au Canada et plus précisément à Montréal, ils se sont aperçus de l’importance du réseautage et ont fait le constat que les soirées de réseautage ne sont pas toujours faciles à trouver. En effet, il n’y a pas un site dédié et chaque organisateur propose son événement de son côté. Et si on les connaît pas, comment être au courant ? Montreal5a7 est né avec l’idée de regrouper tous les 5 à 7 sur un seul et même site. Au bout de 5 mois, il est encore trop tôt pour en tirer le bilan, mais ses créateurs se sont déjà rendu compte qu’ils répondaient à un besoin. Ils sont passés à une étape de réflexion pour voir comment améliorer leurs services. La première idée avait été de classer les informations envoyées par les organisateurs selon des grandes catégories adaptées aux attentes des utilisateurs. Le but est évidemment de faire gagner du temps à leur cible qui est composée de gens d’affaires, de personnes à la recherche d’un emploi, de jeunes diplômés, de nouveaux arrivants ou encore de personnes qui cherchent à développer leurs activités (travailleurs autonome par exemple).

D’ailleurs, voici un message à tous mes lecteurs : les créateurs de Montreal5a7 sont à la recherche de bénévoles pour les aider à se développer !

Les missions du site Web Montreal5a7 sont :

  • Aider les personnes qui recherchent des événements auxquels participer tout en leur faisant gagner du temps grâce à une offre claire, lisible et bien actualisée.
  • Apporter aux organisateurs un gain de visibilité sur leurs événements. Le site fonctionne comme un portail dédié au réseautage et aux événements d’affaire.
  • Relier les partenaires du monde des affaires en créant des opportunités avec les affaires sociales. C’est-à-dire créer une chaine vertueuse : les gens d’affaires vont sur le site Montrea5a7, ils choisissent un événement et l’argent récolté sert à aider des associations (nous allons y revenir par la suite). Ce projet est en cours de réflexion. L’argent récolté irait vers des associations, de sorte qu’en s’inscrivant, on ferait en même temps un don. Ces associations seront bien sur sélectionnées. Les fondateurs n’ont pas voulu miser sur un modèle d’affaires uniquement basé sur la publicité car ils souhaitent aider la communauté.

A terme, le site souhaite faire payer les utilisateurs en leur proposant des alertes par courriel avec un agenda personnalisé et d’autres services… Pour les entreprises, cela leur permet de mettre en avant leurs activités avec des événements sponsorisés à la façon des liens Google.

La page d’accueil de Montreal5a7 fonctionne comme un moteur de recherche. On fait une recherche par intérêt, par date ou alors à l’aide de mots-clés (500 mots clés ont été créés). Il faut d’abord créer un compte utilisateur car cela fait gagner du temps lors des recherches et qu’il est plus facile de retrouver ses critères de sélections, ou de les combiner pour trouver exactement l’événement qu’on recherche. On bénéficie aussi d’un agenda personnalisé et d’alertes. Je vous conseille d’ailleurs de vous inscrire dès maintenant avant que cela ne devienne payant !

Ils veulent aussi proposer un système de notation des événements, à la manière de Tripadvisor. Si vous participez à quelque choses d’intéressant, vous pourrez donner une note aux organisateurs pour aider les prochains utilisateurs à savoir si c’est vraiment l’événement qu’ils recherchent. Cela permet aussi aux organisateurs d’avoir du feedback pour améliorer leur offre et proposer des événements vraiment qualitatifs.

Je les remercie d’avoir accepté de me rencontrer et souhaite longue vie au site où je me suis inscrite !

A bientôt, peut-être sur l’un des événements proposés par Montreal5a7.

 

 

 

 

Trucs et astuces: Rencontre avec une Française bien intégrée!

Lors d’une rencontre de l’Association du Marketing Relationnel, j’ai croisé le chemin de Samantha Borosiewicz. Cette Française d’origine est arrivée au Québec en 2011. Elle est aujourd’hui bien intégrée et je vous propose de vous raconter son histoire. Témoignage.

Samantha a commencé ses études en France par un Bachelor (l’équivalent du baccalauréat ici) dans une école de commerce parisienne. Suite à ses études et afin d’acquérir plus d’expérience, elle a décidé de faire une année de césure en réalisant deux stages; le premier à Miami pour améliorer son anglais, et le deuxième à Paris, en marketing web. Après cette année riche en apprentissages, elle a choisi de poursuivre ses études avec un Master. C’est à ce moment-là qu’elle décide de tenter sa chance outre-Atlantique, suite à son admission à l’Université Laval. Elle réalise alors son rêve de partir étudier et vivre au Canada, et surtout au Québec!

La voici donc partie à l’aventure, sans connaître personne, pour décrocher son MBA en marketing. Étudier au Québec lui a permis de rencontrer des Québécois, mais aussi de comprendre et de s’imprégner de la culture locale. Elle s’est aperçue très rapidement de l’importance de cultiver son réseau et de toujours garder un bon contact (par courriel ou LinkedIn) avec les personnes rencontrées, professeurs ou professionnels. Son conseil pour les personnes qui débarquent au Québec: avoir des contacts pour des références ou des lettres de recommandation. En effet, il arrive souvent que des recruteurs vous demandent plusieurs références, et ça peut être l’élément qui fera basculer la balance de votre côté. Pendant son MBA, Samantha a choisi de faire un dernier stage, à Paris, pour la marque de cosmétiques NUXE, lui permettant d’enrichir son expérience en marketing avant sa future entrée sur le marché du travail. Mais, le Québec lui manquait trop. C’est alors qu’elle a commencé à envoyer des candidatures, depuis Paris, auprès d’entreprises canadiennes. Petite note: connaissez-vous l’avantage des Français sur le marché québécois? Les stages! En effet, les étudiants québécois ne sont pas toujours obligés de faire des stages durant leurs études (souvent optionnels), il est donc courant de croiser de nouveaux diplômés avec peu d’expérience professionnelle.

Pour sa recherche d’emploi depuis la France, Samantha a misé sur un très bon profil LinkedIn (le plus complet et à jour possible), ainsi que sur un C.V. sur le site Doyoubuzz. Pour évoquer son parcours et ses expériences, elle a également mis ses diplômes en équivalence québécoise, et a traqué chaque mot pour éviter les anglicismes. Astuce: pensez à traduire les mots comme «mailing», ou «newsletter», par des mots équivalents en français.

Grâce à la mention «à la recherche d’opportunités à Montréal» sur son profil LinkedIn, un chasseur de têtes l’a contactée. Elle a donc passé un entretien via Skype, puis un entretien dans les bureaux de l’entreprise et ce, deux semaines plus tard (date à laquelle elle atterrissait à Montréal).

Cette rencontre avec le chasseur de têtes s’est très bien déroulée et s’est enchainée avec des questions autant professionnelles (qualités, défauts, mises en situation, etc.) que personnelles (quel est votre plat préféré?), ce qui l’a fait sourire. Il est donc très important de bien se connaître afin de se préparer correctement à ce genre d’entretien. Suite à cette entrevue, elle a ensuite rencontré la chef du service de marketing relationnel et Internet, de l’entreprise intéressée par son profil (à savoir Uniprix). Pour se préparer, Samantha a étudié en détail le site internet de l’entreprise et a aussi visité plusieurs pharmacies, afin de mieux comprendre le marché et la concurrence. Après un dernier entretien avec le vice-président marketing d’Uniprix, elle a décroché l’emploi.

Samantha travaille maintenant, depuis deux ans, au sein de l’équipe marketing d’Uniprix, en tant que chargée de projets marketing relationnel.

Parmi ses missions, elle gère des programmes de commandite, en développant par exemple des trousses pour arrêter de fumer. Elle s’occupe également de la base de données clients d’Uniprix et participe aux activités de fidélisation de la clientèle.

L’année dernière, Samantha a même reçu le prix de la relève du concours des Flèches de l’AMR, prix qui souligne les meilleurs profils de l’industrie du marketing relationnel.

En résumé, les précieux conseils de Samantha sont:

  • bien se connaître et se préparer à tous types de questions pour les entrevues
  • adapter son C.V. à la norme québécoise et au marché que l’on vise
  • éviter les anglicismes dans son c.v.
  • faire travailler son réseau (ne pas hésiter à contacter des personnes sur LinkedIn, et à participer à des 5 à 7)
  • bien se préparer pour l’entrevue (tout savoir sur l’entreprise, son marché et ses compétiteurs)
  • croire en soi et en ses capacités à apporter une valeur ajoutée à l’entreprise, en valorisant ses stages ou expériences en entreprise
  • s’intéresser à la culture québécoise et être ouvert(e) d’esprit
  • être persévérant(e)

Samantha est un exemple que les Français peuvent parfaitement s’intégrer ici, en trouvant un bon travail et en apportant un lot de différentes expériences. Je la remercie d’avoir accepté de nous raconter son histoire! J’espère que ce témoignage vous rassurera et vous aidera dans votre recherche d’emploi.

À bientôt et bon courage,

JeMLaCoM

Chronique parue en primeur sur le Grenier. 

Trucs et astuces: Carte de vœux

**En lien avec l’actualité française, je tenais à montrer ma solidarité remplie d’émotions envers les proches des victimes de ces horribles attentats. C’est pourquoi j’ai choisi d’illustrer mon article avec le dernier dessin de Charb.

 

À chaque début de nouvelle année, la tradition des vœux est à l’honneur. Aujourd’hui, je vous propose d’intégrer cet événement à votre recherche d’emploi. Je m’explique: vous allez pouvoir renouer avec votre réseau de contacts au moyen d’une carte de vœux.

C’est une avenue simple et économique, surtout si vous envoyez des courriels. L’important est de se différencier, car beaucoup de gens vont recevoir des tas de cartes de vœux qui risquent de se ressembler. Si vous vous distinguez à l’aide d’une carte très personnalisée, ils auront envie d’y répondre et dans ce cas, vous aurez gagné une manche. J’ai appris qu’au Québec, à l’instar de certains pays anglo-saxons, les gens envoient leurs cartes de vœux avant le 15 décembre. Il s’agit donc de souhaiter les «bonnes fêtes de fin d’année».

En France, nous sommes plus enclins à envoyer nos bons vœux en janvier. Donc, à vous de voir si vous préférez vous adapter et envoyer au plus tôt vos cartes de vœux. Ou bien, si vous gardez votre touche française, et vous vous démarquerez en envoyant vos cartes en janvier, c’est-à-dire en ce moment même! Personnellement, je les envoie toujours à la mi-janvier. Je choisis une des photos prises l’année précédente, je réfléchis à une accroche qui lui donne du sens ou la renforce, puis je l’envoie à tous mes contacts. J’ai la plupart du temps plusieurs réponses, ce qui me permet de renouer le lien avec certaines personnes. Une fois que vous avez choisi votre carte de vœux et son message, soyez concis, percutant et n’en dites pas trop. C’est à la troisième étape que vous pourrez vous exprimer.

Maintenant que votre carte est prête (pensez à l’envoyer à vos proches pour qu’ils vérifient l’orthographe), il faut que vous la diffusiez. Place au carnet d’adresses professionnel. Je vous conseille de penser à toutes les personnes avec lesquelles vous avez déjà été en contact, par exemple en stage, votre dernière expérience professionnelle, vos fournisseurs, vos anciens professeurs ; bref, essayez d’être le plus large possible. Comme dirait l’autre: «on ne sait jamais de quoi demain sera fait». Une simple attention qui pourrait peut-être changer votre avenir!

Si vous êtes à l’international, incluez vos nouveaux contacts dans ce pays, mais aussi ceux du pays d’où vous venez. Vous pourrez ainsi faire une version française et une anglaise par exemple. Il suffit de traduire le texte et de demander à un anglophone de vérifier, car si vous n’êtes pas natifs, une erreur de sens est vite arrivée. Pour l’année prochaine, si vous souhaitez montrer votre sens de l’adaptation, je vous conseille d’envoyer vos vœux de fin d’année en anglais, au mois de décembre, et ceux en français au mois de janvier. Vous pouvez aussi, une semaine après l’envoi, diffuser votre carte de vœux sur LinkedIn et sur d’autres réseaux sociaux, afin que tous vos contacts puissent la voir.

Lorsque vous recevrez des réponses, vous serez dès lors en mesure de pouvoir vous exprimer. Cette étape est cruciale: vous devrez intéresser votre lecteur. Pour cela, je vous conseille de lui rappeler rapidement vos expériences les plus pertinentes, votre situation actuelle et un message optimiste pour l’avenir. N’hésitez pas à ajouter des éléments personnels, par exemple: si vous avez rencontré cette personne lors d’un 5@7, vous pouvez terminer en disant: «J’espère vous revoir au prochain 5@7». Si vous ne l’avez jamais rencontrée, dites-lui alors que vous espérez que cette rencontre aura lieu cette année. Soyez précis, concis et chaleureux.

Bonne année à tous! Je vous souhaite le meilleur et surtout, de trouver un travail qui vous plaise!

JeMLaCoM

Chronique parue en primeur sur le Grenier. 

 

Compte rendu AMR «Orchestrer la relation client» (2ème partie)

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5ème conférence : Une vision 360 du client pour plus de pertinence : la valeur relationnelle du client.

Stéphane AmarsyInbox Canada

 Aujourd’hui on parle de 360° sur la connaissance client. Il faut préciser qu’elle ne cesse de s’accroitre, car c’est plus facile d’avoir des informations et de faire du marketing relationnel.

Comment mieux capitaliser les datas ? Il faut une stratégie au départ et ensuite des outils. Souvent on doit revoir l’organisation, car ce n’est pas la bonne. Quand on décide d’entreprendre de faire du marketing relationnel, il faut changer de paradigme et plonger dedans. Ne pas oublier que nous sommes presque tous résistants au changement.

Le relationnel impose-t-il de connaître chaque client ? La relation client, poussée à l’extrême, serait de connaître l’identité, les coordonnées, caractéristiques, transactions, interactions, canaux de communications, les préférences, les intérêts, la satisfaction, les intentions, la géolocalisation du client. Mais aussi, ce qu’il pense ou exprime, son environnement et son profil psychologique ! Ce qui n’est pas accepté par beaucoup  de citoyens au nom de la protection des libertés.

Proposer des canaux aux clients est bien, mais n’est pas suffisant. Il y a un risque de désenchantement. Il faut donc être proactif, car nous ne sommes pas tous égaux face à la technologie. Chacun a son degré d’autonomie. Par exemple, pratiquement tout le monde sait comment faire un virement en ligne, ce n’est pas pour autant que chacun pourrait être trader…

Les entreprises ont toujours une base de données même si elles ne sont pas utilisées. Celles-ci se trouvent dans les réseaux sociaux, les comptes rendus des commerciaux, les enquêtes de satisfaction des centres d’appels ou des services à la clientèle en ligne… Ce n’est pas une obligation pour les consommateurs, mais s’ils prennent le temps de s’exprimer, l’analyse apportera beaucoup  d’informations intéressantes.

Le profil psychologique, pour toujours plus de personnalisation.

Georges Dumezil a créé une approche psychologique en trois dimensions : le souverain, le guerrier, le producteur. Et on peut retrouver ces profils dans toutes les entreprises. Par exemple dans la téléphonie : le souverain serait Bell, le guerrier serait Rogers ou Vidéotron et le producteur serait Telus. Il suffit de regarder la page d’accueil de leurs sites internet pour s’en apercevoir. En prenant un échantillon de 10,000 personnes sur Twitter leur enquête a réussi à prouver que ceux qui choisissent le souverain Bell sont eux-mêmes des souverains à 38%.

Il y a 4 questions clés à se poser à tout moment pour les entreprises :

  • ai-je une bonne raison de contacter ce client ?
  • si oui, de quoi dois-je lui parler ?
  • quel investissement promotionnel ?
  • quel mix-canal et quel ton ?

Ce sont ces trois ingrédients clés qui ont permis à Inbox d’avoir du succès : la surprise, la pertinence et l’efficacité.

 

6ème conférence : Augmenter l’engagement et la fidélité client grâce au marketing relationnel

Alexandre SagalaPublipage

 

Définition du marketing relationnel : stratégie par laquelle plusieurs canaux de communication sont utilisés, afin de créer une relation/conversation avec ses clients ou prospects.

Il ne faut pas limiter le marketing relationnel au numérique. Il faut inclure tous les points de contacts : le papier, les rendez-vous, le numérique…Le parcours type du consommateur serait le suivant : sensibilisation, considération, intention, décision.

Pour toutes les entreprises il est important de prendre le temps de comprendre ses clients afin d’identifier sa cible et de vérifier que le message a été bien reçu. 60 % des entreprises utilisant le marketing relationnel multicanal ont constaté une augmentation de plus de 10 % de leur revenu directement attribuable à ces initiatives.

Nous avons ensuite examiné trois exemples : la Fondation Institut de cardiologie de Montréal, Steve’s Music store et Discount Quebec.

Les clés du succès pour une campagne de marketing relationnel sont :

  • une approche graduelle
  • bien connaître ses cibles (clients et prospects)
  • pertinence de l’approche
  • outils et automatisation en fonction des canaux

Si on envoie n’importe quel message à n’importe qui,  on ne fait pas que faire perdre du temps à la personne.  Elle peut aussi perdre l’envie d’aller acheter les produits de l’entreprise ou de la marque. On perd au final beaucoup plus, si on ne cible pas ses communications. La démarche de marketing relationnel se doit donc d’être professionnelle.

 

7ème conférence : Alignement stratégique et opérationnel

Linda TibbitsSociété Pierre Fabre

Linda Tibbits est la directrice générale de Pierre Fabre au Canada. Elle explique sa démarche avec la marque Galénic en France.

Son équipe et elle se sont intéressés au marketing relationnel par hasard. Ils ont proposé à tout ceux qui s’inscrivaient sur un site de recevoir des échantillons de leurs produits. Résultat : 25000 personnes se sont inscrites ! Ils ont été très surpris de ce résultat. Car pour eux, leur interlocuteur était les pharmacies et ce sont les consommateurs qui ont répondu à l’appel. Du coup, ils ont fait appel à Inbox pour établir une stratégie de marketing relationnel. Le but était simple : connaître leurs utilisatrices.

Ils ont commencé par des focus groupes, mais ça ne suffisait pas. Ils ont essayé ensuite de faire une segmentation par l’âge, mais il manquait l’élément le plus important, le comportement (pourquoi telle personne achetait tel produit ?). Comme ils avaient une énorme base de données récupérée suite aux inscriptions, des objectifs sont apparus : recruter, fidéliser et entretenir la relation. Ils ont fait un synopsis de leur démarches : hypothèses, stratégie, questionnement, analyse, confirmation des hypothèses, interaction.

On distingue trois profils d’acheteuses :

  • la personne peu experte
  • la consommatrice moyenne
  • la « cosméto » (tout le monde s’intéresse à elle, car elle achète tout, tout le temps et donc il faut lui expliquer pourquoi c’est bon pour elle)

Ils ont ensuite créé un jeu concours, pour vérifier si leurs cibles savaient quels produits utiliser, pour quels usages et ainsi vérifier la pertinence de leur stratégie.

Grâce à tout ce qui a été entrepris (jeu concours, newsletters, envoi d’échantillons…), ils ont pu bâtir un plan de marketing relationnel. Résultat : la transition s’est opérée, c’est-à-dire qu’ils ont confirmé leurs hypothèses et cela leur a aussi permis de mettre en confiance les équipes.

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8ème conférence : Alignement et anticipation, les enjeux et les impacts d’une stratégie de marketing relationnel sur une organisation.


Discussion entre : 
Stéphane AmarsyAlexandre Sagala et Linda Tibbits

Aujourd’hui, c’est très à la mode de parler de « relationnel ». Mais si on remonte dans le temps, il y a 60-70 ans, le commerçant connaissait chacun de ses clients et n’utilisait pas toutes les données… Tout se faisait plus simplement, car on était au contact des personnes. Aujourd’hui on tente de reproduire ce schéma à plus grande échelle, sauf qu’on ne connaît pas personnellement chaque client vu qu’il y en a beaucoup plus, quand les marques sont globales !

Point important : chaque entreprise, même si elle est petite a toujours des données ! Il suffit de les analyser, pour pouvoir les exploiter. Ne pas oublier d’utiliser du bon sens et avoir un objectif en tête.

Comment cette démarche d’utiliser les données se déclenche-t-elle concrètement dans les entreprises ?

Il y a plusieurs manières : parfois c’est à l’occasion d’un recrutement, mais on voit aussi des entreprises être porté par le courant d’évolution de leur secteur économique.

Pour Linda Tibbits, ce sont les 25,000 personnes qui se sont inscrites qui ont constitué le déclic. Elle voulait les remercier et leur répondre, donc il fallait trier et analyser toutes les réponses. Elle nous avoue qu’au départ, elle freinait, car elle trouvait que cette démarche coutait cher et qu’elle ne savait pas comment la vendre à ses dirigeants…

Comment faire pour gagner du temps, quand on a la pression des chiffres ? Il faut d’abord prendre le temps de bien réfléchir et définir des objectifs. Ne pas « parler » à un client n’est pas recommandé, mais mal lui parler est encore plus grave ! Quand on commence à faire une stratégie de marketing relationnel, on garde les autres stratégies. On ne remplace pas le reste avec le marketing relationnel, car celle ci ne fait que s’ajouter. Au final, il s’agit simplement d’une évolution de la stratégie de l’entreprise.

Quand on commence avec les bases de données, on a parfois une soif insatiable. C’est à ce moment là qu’il faut se concentrer sur l’utile. Sinon cela devient plus inutile que si on n’avait pas analysé les données du tout… C’est certes compliqué de sélectionner l’utile de ce qu’il ne l’est pas, mais il faut tenir compte des objectifs et identifier court terme et long terme. Quand on a défini un objectif, on commence à établir un plan, grâce à une vision. C’est ce qui aide à choisir quelles données doivent être traitées. Ne jamais oublier que le marketing relationnel est basique à l’origine : il suffit de savoir vendre le bon produit, à la bonne personne, au bon moment.

Idée pour le futur : faire des focus groupes avec les vendeurs et commerciaux. Car eux connaissent les clients, leurs soucis, ce qu’ils veulent, aiment…

Est-ce qu’on a la capacité de tout comprendre ? Non pas forcément, mais la technologie est là pour ça. Elle avance vite et dans toutes les directions. Il ne faut donc pas hésiter à se faire aider par la technologie. Il faut accepter de ne pas tout comprendre (le marketing n’est pas une science), ni tout faire. C’est pour cela qu’il est important de faire des essais. On peut se permettre de faire des tests et c’est normal que ça ne marche pas à tous les coups. De plus, la seule façon de progresser est souvent de démarrer par un échec. Car suite à celui ci, on veut comprendre pourquoi ça n’a pas marché et c’est là où l’ont fait des découvertes. Un intervenant rappelle que parfois, il est difficile de faire accepter cette notion d’essai au client, surtout quand il s’agit d’une Fondation qui vit par les dons…

En conclusion les participants se sont interrogés sur la pérennité de ces métiers. Qui peut affirmer que les métiers du marketing existeront, ou du moins exactement comme nous les pratiquons aujourd’hui dans 10 ou 20 ans ? On voit que certains métiers ont disparu ou évolué dans l’histoire. Les choses ne devraient pas s’interrompre si facilement, d’ou l’importance de rester ouvert sur les évolutions des sciences et techniques.

 

J’ai beaucoup apprécié ce forum organisé par l’AMR. J’y ai appris beaucoup de spécificités québécoises, sur les relations entre les entreprises (ou marques) et les consommateurs. Grâce à cette journée, je comprends mieux les points d’améliorations des entreprises quand il s’agit du service client. Comme mes études me l’ont démontré, il faut avant tout quelqu’un qui a une vision. Sans elle, l’entreprise ne sait pas où elle va et n’a pas d’objectif ou de ligne de conduite. Qui sait si ces conférences ne me donneront elles pas envie d’intégrer marketing relationnel et big data à mon expérience!

 

Le 10 décembre avait lieu un nouvel événement de l’AMR : Rendez-vous contacts. Cette soirée a été l’occasion de revenir sur un des gagnants des Flèches d’or 2014 et d’annoncer l’ouverture officielle des Flèches d’Or 2015. Si vous souhaitez vous inscrire : cliquez ici. Vous retrouverez bientôt mon compte rendu sur ce 5@7 qui avait lieu au Jatoba!

Compte rendu AMR «Orchestrer la relation client» (1ère partie)

Le 26 novembre, se tenait le forum de l’AMR, dont le thème était « Orchestrer la relation client ». J’ai eu la chance de participer à cette journée riche en apprentissages, dont voici le compte-rendu.

Alex Langlois, président de l’AMR accueille les participants et explique qu’il n’y a rien de pire pour une entreprise, que de proposer une offre à ses clients et prospects au mauvais moment. Le client est plus que jamais roi et on le remarque d’autant plus qu’il s’exprime sur les réseaux sociaux, pour exprimer son avis positif ou négatif. Les entreprises peuvent, si elles le souhaitent, récupérer des informations pertinentes sur les attentes consommateurs, qui leur permettent d’adapter leur communication en conséquence.

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1ère conférence : Les données sociales qui aident à améliorer la relation client 

Claude ThéorêtNexalogy, et Martin EnaultC2 Montréal

Des chiffres permettent de remettre dans son contexte la progression du big data (ou des grosses bases de données interconnectées). En 2011, il y avait 48 heures de vidéos téléchargées sur Youtube chaque minute. En 2014, nous en sommes à 126 heures ! Il y a eu une explosion en terme de contenu, que ce soit des vidéos, des textes (Tweets, statuts Facebook…) ou des photos. Tous les médias sociaux ne sont pas logés à la même enseigne. Flickr, par exemple, est en train de céder du terrain au profit d’Instagram (qui a opté pour la portabilité). Le concept du Big data signifie, que plus on a des données actuelles, plus on va en avoir de nouvelles (elles s’attirent entre elles, d’autres personnes vont à leur tour donner des informations et faire grossir la base). Le big data est disruptif. Aujourd’hui on ne s’en rend pas entièrement compte mais, pour l’orateur, c’est peut-être aussi important que l’imprimerie. McKinsey Global prédit qu’il y aura 1,5 millions de personnes pour travailler dans ce domaine. Si vous chercher un emploi ou un domaine de formation, vous pouvez y penser car c’est un métier du futur.

Le pionnier du big Data serait Facebook ! Ce sont les premiers à avoir collecté et utilisé les données des utilisateurs. Ils les ont vendues à des entreprises, qui pouvaient cibler l’âge, le sexe, la zone géographique pour être plus pertinents. « If the product is free, that means you are the product ». Si on estime que Facebook est côté à 25 milliards de dollars, on peut dire que les données d’une personne valent 25$. Le génie de Facebook a été de récupérer les informations personnelles de tous ses utilisateurs gratuitement. Rappelons que dans certains pays, on torture encore pour avoir ce genre d’informations.

Il a ensuite été question de l’achat des followers sur Twitter ou Facebook. 46% des followers d’entreprises sont des robots. Ce chiffre atteint 90% pour les politiciens ! C’est très déconseillé pour les entreprises. Cela fausse les données, étant donné que ce sont de faux profils. Rappelons que les données sont comme du pétrole, c’est-à-dire que le brut n’a pas grande utilité… Il faut traiter, travailler la matière et retirer ses impuretés.

Si une personne se plaint de votre marque, il faut y voir une opportunité, car à 50%, les personnes qui se sont plaintes redeviennent des clients… D’où l’importance de disposer d’un très bon service à la clientèle. Vidéotron est cité en exemple d’entreprise répondant très rapidement (moins de 24H, moins de 30 minutes sur Twitter).

Etude de cas C2 : créé il y a 3 ans, C2 signifie commerce et créativité. Ils organisent des événements : celui de 2014 a amené 4000 participants et des stars comme Sir Richard Branson ou Francis Ford Coppola. Cet événement était difficile à vendre, car les profils des clients étaient très différents. Au départ, C2 a tenté des techniques de marketing « traditionnelles » comme les appels, mais ça n’a pas marché. Du coup, la compagnie s’est penchée vers le marketing relationnel, en cherchant à mieux connaître ses cibles. Pourquoi les gens venaient-ils à ces événements, malgré les contraintes (billet d’avion pour les Européens, place à 3600$…) ? Suite à toute cette réflexion, C2 a commencé à comprendre ses cibles et a ajusté au mieux sa stratégie.

 

2ème conférence :Vivre dans l’univers du client

Claude MacdonaldTalentuum, et Caroline LebrunEtelesolv 

Cette conférence s’ouvre sur un test en temps réel. Les intervenants posent une question et le public y répond via un message texte, pour voir en direct l’évolution de la courbe des réponses. Ensuite Claude Macdonald a présenté la méthode Hâpy (dieu du Nil) qui était illustré avec l’exemple d’Etelesolv.

  • Contribution de vos employés : il faut mettre en place des gestionnaires de calibre qui comprennent ce qu’est la vente-conseil et surtout qui savent coacher.
  • Imputabilité : mesurer la contribution au DDA et en faire un critère d’importance pour évaluer la performance de tous les employés.
  • Focus client : rendre le client visible partout et s’assurer que tous vivent dans l’univers du client.
  • Processus de vente : identifier, adapter et utiliser un processus de vente-conseil formel, simple et éprouvé.
  • Processus d’apprentissage : mettre en place un processus d’apprentissage continu à tous les niveaux
  • Processus communication : mobiliser tous les employés en rendant accessibles les informations sur la performance de l’organisation.
  • Sens des affaires : développer le sens des affaires de tous les acteurs clés.
  • Industrie : s’assurer que les vendeurs et la plupart des employés connaissent bien l’industrie.
  • Produits et services : s’assurer que tous les employés connaissent vos produits et services.
  • Gestion des opportunités
  • Outils collaborations
  • Plateformes DDA

En résumé :

  • S’assurer que le marketing et la vente ne se battent pas.
  • Si on veut de la cohérence il faut automatiser, opérationnaliser.

Les 4 piliers (personnes, processus, technologies, affaires) doivent bien tourner autour du client.

 

3ème conférence : La préférence canal et la satisfaction client

Tarek GrichiVidéotron

Vidéotron est leader au Québec avec 1,8 millions de clients pour la télédistribution et le 4ème opérateur au Canada. Ce succès est surtout basé sur la satisfaction client.

Vidéotron possède un département Analytics, qui est un partenaire et facilitateur dans le processus de décision. Leur but est de comprendre et d’anticiper les comportements de leurs clients pour répondre au mieux à leurs besoins.

La loi C28 est une contrainte pour eux, car ils utilisent énormément les SMS, courriels ou courriers sur les réseaux sociaux. Vidéotron calcule toujours en prédictif avant de contacter ses clients. Cela leur permet de savoir quel message ils vont faire passer : « Tu n’as pas les mêmes attentes si tu as tous tes abonnements ou si tu n’en a qu’un.

Quelque soit le canal utilisé, Vidéotron s’efforce de répondre aux interrogations de ses consommateurs. Le canal le plus utilisé est le service à la clientèle. 17% des clients se sont décidés à les choisir grâce au bouche à oreille. Concernant les médias sociaux : l’entreprise est présente sur toutes les plateformes. Par exemple, ils ont un taux de 100% de prise en charge sur Twitter et leur délai de réponse est de 30 minutes au maximum.

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4ème conférence : Connaitre et comprendre le client pour plus de pertinence et de valeur

Discussion animée par Michel GirardBanque Nationale du Canada
Participants : 
Claude ThéorêtMartin EnaultClaude MacdonaldNitin Khatri et Tarek Grichi.

« On peut avoir des tonnes de données mais ça n’aide pas à vendre si on ne les analyse pas ». On a besoin d’un chef d’orchestre qui a une vision de là où l’on va. Quelles seraient alors les caractéristiques de ces bons « chefs d’orchestres » ?

Les participants expliquent qu’on a besoin de quelqu’un qui possède un acharnement, ou de la détermination à accomplir la vision. Quelqu’un qui connait et partage les valeurs de l’ d’entreprise, tout en comprenant aussi la vente. Il doit également avoir une vraie volonté d’écoute, en n’hésitant pas à aller en dehors des sentiers battus.

Autre point abordé : faut-il copier ses compétiteurs ? Non, car c’est dangereux pour l’image de copier sur les concurrents. On peut s’en inspirer, mais il faut innover et trouver des solutions adaptées aux entreprises et surtout aux clients. Comme cela, ce sont les compétiteurs qui voudront nous copier par la suite. Les orateurs ont souligné l’importance d’engager la bonne personne. Il faut toujours chercher à trouver des talents et savoir les faire travailler ensemble. Pour certains, l’alchimie avec le reste de l’équipe est primordiale. Car si on a les compétences, mais pas d’alchimie on ne peut pas travailler, alors que dans le sens inverse on peut apprendre !

Y a-t-il un Québec insight ? Tout dépend de quoi l’on parle. Pour le recrutement, pas vraiment. Pour l’innovation peut-être, mais il ne faut pas oublier que c’est la nécessité qui force l’innovation. Pour un des participants, au Québec on peut ainsi trouver les meilleures comme les pires profils. De plus, il arrive que les personnes les plus brillantes quittent le Québec, pour aller travailler dans les universités mondialement reconnues comme Stanford ou Cambridge… Il n’y a pas à l’heure actuelle de formation pour être un « data spécialiste » au Québec. Toutes les entreprises ont besoin de personnes qui comprennent le business et qui connaissent aussi la technologie.

 

To be continued…